Vaccin

Les principaux vaccins aujourd'hui

Nous tenons à votre disposition le carnet de vaccination de l’enfant et de l’adolescent ainsi que des carnets de vaccination vierge  

Voici quelques informations concernant les principales vaccinations

La vaccination anti-tuberculeuse.

La vaccination anti-tuberculeuse (BCG) est obligatoire chez les enfants de moins de 6 ans, et avant l'entrée en collectivité (école, nourrice).
Elle doit être faite dès le premier mois de la vie chez les enfants exposés à un risque accru de tuberculose (contexte de vie précaire, proche ou membre de la famille touchés par cette maladie).
Le test tuberculinique qui consiste à injecter ce produit sous la peau, pour vérifier la qualité de la vaccination, peut être fait une fois, mais n'a plus lieu d'être répété.
Seules les professions à risque devront subir un test tuberculinique au préalable à toute embauche.

Pour comprendre ces nouvelles dispositions et en particulier la disparition des tests tuberculiniques dans le cadre de l'évaluation de la qualité de la vaccination faite, il faut savoir qu'une partie de la population ne réagit pas à ces tests: des études ont montré que, indépendamment du résultat de ces tests, 15% des personnes vaccinées ne montent jamais leurs anticorps contre la tuberculose, quelque soit le nombre de vaccinations que l'on leur fasse.

La vaccination contre le tétanos.

Elle se fait dés le 2ème mois de la vie, par 3 vaccins successifs espacés de 1 mois. Font suite une revaccination un an plus tard puis des revaccinations tous les 5 ans jusqu'à l'adolescence. A partir de 18 ans, la revaccination se fait tous les 10 ans.
En cas de retard chez le nourrisson ou le sujet jeune, il n'y a pas lieu de recommencer toutes les vaccinations, on les reprend simplement où elles ont été arrêtées. Exemple : un bébé qui n'a eu à l'age de 1 an que le premier vaccin, subira le 2ème dès que possible, puis le 3ème un mois plus tard, puis celui officiel de l'année à 16-18 mois. Le suivant se fera à l'âge de 6-7 ans.
Après 18 ans, le vaccin se fera tous les 10 ans. En cas de retard majeur, on ne refera la vaccination totale que si le dernier vaccin date de plus de 15 ans.
Ces protocoles et la tolérance qui entoure les retards de vaccination tiennent au fait que le taux d'anticorps résultant dans ces situations sont suffisants pour assurer l'immunité.

Le vaccin antitétanique peut être est communément associé dans la même seringue aux vaccins de la coqueluche, de à la diphtérie, de l'haemophilus influenzae B, de l'hépatite B. Les associations seront variables selon les âges.

La vaccination contre la coqueluche.

La vaccination contre la coqueluche accompagne celle du tétanos chez l'enfant en bas âge. Compte tenu de la durée de l'immunité acquise, il n'a plus lieu d'être au rappel des 6 ans.
Il est ensuite recommandé de faire un rappel tous les 10 ans à compter du rappel antitétanique de 11-13 ans.
Un test de grossesse sera fait chez la femme car ce vaccin ne doit pas être fait en cas de grossesse en cours.
La coqueluche étant une maladie particulièrement grave chez le nourrisson, le père et les frères et sœurs devront, s'ils ne sont pas à jour dans leur vaccin, être vaccinés pendant la grossesse de la mère. La mère sera vaccinée au terme de la grossesse.

Même en cas de retard vaccinal important, une dose suffit pour immunise.

La vaccination contre la diphtérie.

Toute la vie durant, cette vaccination suit exactement le même protocole que la vaccination anti-tétanique. Il y est associé dans la même seringue.

La vaccination contre l'haemophilus influenzae B.

Cette vaccination suit exactement le même protocole que la vaccination anti-tétanique jusqu'à l'âge de 16-18 mois inclus, puis il n'y a plus lieu de le faire. Il y est associé dans la même seringue.
La vaccination contre l'hépatite B.
Même si aucune étude n'a démontré sa dangerosité de façon absolue, elle est toujours très controversée chez l'adulte. Par contre chez l'enfant, il n'y a jamais eu de cas de maladie neurologique décrite secondairement.
Actuellement aux Etats Unis, on a constaté une recrudescence des hépatites B, cirrhoses et cancers qui s'y attachent.
L'immunité est acquise après 3 injections. On respecte un délais de 1 mois entre les deux premières, puis de 6 à 12 mois entre la seconde et la 3ème.
Il n'y a pas lieu de faire d'autres rappels.
Pour les personnes à haut risque professionnel, on contrôle l'immunité tous les 10 ans par dosage de l'anticorps anti Hbs spécifique à ce vaccin. On ne revaccine que si le taux d'anticorps est insuffisant.
Pour les nourrissons, on peut associer dans une même seringue les vaccinations de l'hépatite, du tétanos, de la coqueluche, de à la diphtérie, de l'haemophilus influenzae B.

Il est conseillé de faire cette vaccination chez le nourrisson, l'immunité est définitive et le risque vaccinal nul. Chez l'adulte, on ne vaccinera pas des personnes ayant des parents atteints de maladies neurologiques type sclérose en plaque.

Les vaccinations contre la rougeole, les oreillons, la rubéole (R.O.R.).

Ces vaccinations sont associées dans une même seringue. La première injection se fera autour de l'âge de 9 mois. La seconde se fera à 24 mois.
Quelque soit l'âge, ces vaccins doivent être faits au moins 2 fois, avec une réserve autour de la grossesse : Le vaccin anti-rubéole peut être dangereux pour le fœtus. Un test préalable de grossesse devra être fait avant toute vaccination. Il faudra éviter toute grossesse durant les 2 mois qui suivent cette vaccination (contraception efficace).
 

La vaccination contre la varicelle.

Cette vaccination est recommandée chez les personnes en contact avec des personnes immunodéprimées (SIDA, chimiothérapie, aplasie médullaire X). L'intérêt est d'éviter l'exposition de ces personnes immunodéprimées au virus de la varicelle.
La vaccination est aussi recommandée chez les adultes n'ayant jamais eu la varicelle et en contact avec des individus infectés.

Toute vaccination chez la femme en âge de procréer doit être précédée d'un test de grossesse.

Les vaccinations contre les pneumocoques.

Chez le jeune enfant : les objectifs des vaccinations anti-pneumococciques chez l'enfant, sont de réduire les résistances de ces pneumocoques aux antibiotiques, et de réduire surtout les risques de méningite liés à ces bactéries.
Chez le très jeune enfant, de moins de 2 ans, l'indication est un peu ambiguë : elle concerne les enfants porteurs d'une maladie les exposant à un risque élevé d'infection à pneumocoque (SIDA, aplasie médullaire, insuffisance rénale, drépanocytose homozygote etc..), mais également les enfants en contact avec d'autres enfants de fratrie différente, enfant ayant 3 frères ou sœurs d'âge préscolaire, enfant ayant été allaité moins de 2 mois par la mère.
Ainsi formulée, l'indication revient à vacciner tout le monde ou presque.
Cette vaccination est facultative. Elle se fait par 3 injections espacées d'au moins 4 semaines. La durée de l'immunité n'est pas connue.
On ne vaccine pas les enfants plus âgés car le nombre de cas de maladies combattues par ce vaccin est beaucoup plus faible: ces enfants, en bonne santé, ont beaucoup moins de risque d'être affectés par les pneumocoques.
Chez l'adulte : la vaccination anti-pneumococcique est conseillée tous les 5 ans chez les sujets à risque accru d'infection: Insuffisants respiratoires, drépanocytose homozygote, splénectomisés, alcooliques et malades du foie, insuffisants cardiaques.
A noter que le vaccin pour l'enfant n'est pas le même que le vaccin pour l'adulte (sept pneumocoques différents dans le premier contre 23 dans le second, le second vaccin est moins immunisant dans la durée).
 

Vaccination contre les méningocoques du groupe C.

Cette vaccination ne concerne que les personnes avec un cas infecté par ce germe, les personnes n'ayant plus ou pas de rate (splénectomie), ou présentant des déficits en complément sérique ou en properdine.
La vaccination peut se généraliser sur décision des autorités, dans des régions délimitées où le nombre de cas d'infection à méningocoque est anormalement élevé.
 

Généralités sur la vaccination

L‘objet de la vaccination est de protéger la personne vaccinée de la maladie contre laquelle elle a été vaccinée, par le biais de son système immunitaire, c'est-à-dire en augmentant ses anticorps spécifiques. La durée d'immunité ainsi acquise est variable d'une personne à l'autre.
On vaccine de préférence contre les maladies pour lesquelles il n'y a pas de traitement satisfaisant et à cause desquelles, dans un certain nombre de cas, l'affection peut être mortelle ou engendrer des séquelles graves.
Comme vous l'avez sans doute constaté, d'une génération d'enfant à une autre, d'un médecin à un autre, les recommandations données et vaccins effectués ne sont pas les mêmes. Cela ne signifie pas pour autant que les uns ont raison et les autres ont tort.
Il existe toutefois un calendrier vaccinal "offciel" publié par l'Institut de Veille Sanitaire. Vous pouvez le consulter en suivant ce lien : http://www.invs.sante.fr/beh/2006/29_30/index.htm